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Silos
 

Installations classées du secteur

Rubrique de classement : 2160

Arrêtés types : 2160-12160-2.



Références réglementaires

Arrêté ministériel du 23 février 2007 modifiant l’arrêté ministériel du 29 mars 2004 et sa circulaire d’application du 13 mars 2007.

Arrêté du 29 mars 2004 modifié relatif à la prévention des risques présentés par les silos de céréales, de grains, de produits alimentaires ou de tout autre produit organique dégageant des poussières inflammables et sa circulaire d’application du 20 février 2004 (dont la liste des 264 silos sensibles)

AIDA / silos de stockage de céréales



Contexte, enjeux et problématique

Les silos et plus généralement les installations de stockage de céréales, grains, produits alimentaires ou tout produit organique dégageant des poussières inflammables, sont des installations classées au titre de la rubrique 2160 de la nomenclature des installations classées. Cette rubrique comprend environ un millier d’établissements soumis à autorisation et plusieurs milliers d’installations déclarées en respectant les seuils suivants :

1. pour les silos ou les installations de stockage :

1a. si le volume total de stockage est supérieur à 15 000m3 : l’installation est soumise à autorisation.

1b. pour les capacités de stockage entre 5000 m3 et 15000 m3, l’installation est soumise à déclaration.

2. Dans le cas particulier des structures gonflables ou des tentes :

2a. si le volume total est de la structure est supérieur à 100 000 m3, l’installation est soumise à autorisation.

2b. si le volume total est compris entre 10 000 et 100 000 m3, le régime applicable est celui de la déclaration.

Ces installations peuvent engendrer trois principaux types de dangers : le phénomène d’auto-échauffement, l’incendie et l’explosion.

Ces deux derniers, considérés comme majeurs, sont très souvent sous-estimés.

En effet, la raison principale est que la nature du produit stocké (céréales à paille ou à tige, oléo-protéagineux, sucre, bois, farine, poussières, etc.) semble moins dangereuse aux riverains et même à certains exploitants que les substances chimiques utilisées dans d’autres secteurs industriels.

L’auto-échauffement est causé par la fermentation aérobie ou anaérobie des grains, ou lorsque les conditions de stockage présentent des températures trop élevées.

Si cet auto-échauffement est non maîtrisé, il peut conduire à un incendie. Ce type de phénomène survient de façon générale dès que les trois facteurs suivants sont réunis :

  • une source d’inflammation : c’est-à-dire une source de chaleur qui peut être de nature biologique (dans le cas précédent de l’auto-échauffement), thermique (si une surface chaude existe, suite à des travaux de soudure par exemple), électrique (arcs, étincelles…), mécanique ou électrostatique.
  • une matière combustible : ici les céréales, ou les poussières stockées.
  • un comburant : l’air présent dans les cellules ou dans les locaux de l’installation.

Enfin, les accidents les plus dramatiques ont souvent été causés par des explosions, qui surviennent lorsque les poussières en suspension ou des gaz inflammables (produits par les phénomènes d’auto-échauffement) sont enflammés par une source d’énergie suffisante.

Enfin, il n’est pas rare que soient présents dans les scénarii d’accidents, les trois évènements précédents (auto-échauffement, incendie et explosion), combinés. De plus, il existe aussi un risque de ruine (effondrement) de la structure si celle-ci n’est pas entretenue correctement.

Les principaux accidents :

Plusieurs accidents aux conséquences dramatiques ont imposé la création, puis l’actualisation, de la réglementation applicable aux installations spécialisées dans le stockage de céréales, graines, produits alimentaires et tous autres produits organiques dégageant des poussières inflammables :

  • 12 morts suite à l’explosion de la malterie SICA MALTEUROP à METZ, le 18 octobre 1982, avec l’effondrement de 9 des 14 cellules de béton du silo de stockage d’orge sur le nouveau port de METZ.
  • 11 morts suite à l’effondrement (notamment sur des locaux administratifs et techniques) d’une grande partie des installations de stockage de céréales de la SEMABLA à BLAYE le 20 août 1997

De 1997 à 2005, 95 accidents de silos ont été recensés en France : 86% environ donnant lieu à incendie, et 7% à explosion. Par ailleurs, 6 accidents concernent des épandages de grains à la suite d’effondrement ou de rupture de cellules (hors explosion). Depuis 1980, ce sont 264 accidents de silos français qui ont été recensés dans la base ARIA du BARPI. l’accidentologie liée aux silos demeure donc importante, même si elle ne concerne pas systématiquement le même type d’installation. En matière de gravité des accidents, 12 accidents mortels sont intervenus dans ces installations depuis 1980 et ils ont entraîné 33 morts. Ces accidents illustrent les difficultés d’intervention des services de secours et d’incendie, l’importance du respect de la réglementation relative aux silos (notamment la nécessité d’établir des permis de feu en cas de travaux de maintenance ou de réparation et de contrôler systématiquement l’état de propreté de l’installation), mais aussi le fait que la possibilité d’un accident est toujours présente, c’est pourquoi des mesures de protection permettant de limiter les effets des explosions sont parfois nécessaires (surfaces soufflables, évents de décharge, découplage)

Exemples d’accidents :.



Sites utiles

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